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17/09/2007

Japonfusion

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D’Osaka à Tokyo la mégalopole où pas un klaxon ne résonne, en passant par Kyoto ou Nara,  anciennes capitales impériales où les folies architecturales et vestimentaires des nouveaux quartiers côtoient des temples de bois parmi les plus beaux du monde. Jardins minéraux ou végétaux inspirés par le bouddhisme zen. Japon d’hier et d’aujourd’hui entremêlés.

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Aux antipodes de l’Occident bien qu’il en subisse l’influence, le Japon, par son extraordinaire capacité d’adaptation, fait fusionner sans cesse modernité et tradition. Chaque printemps est l’occasion pour les Japonais de se rappeler la diversité géographique de leur pays en suivant grâce aux médias l’avancée du sakura zensen, le front des cerisiers qui depuis les pôles subtropicales d’Okinawa remonte vers le nord.

Car la nature joue un grand rôle dans la conscience nationale, dans les villes et dans les campagnes qui suivent le cycle annuel des matsuris ou festivals, fournissant aux Japonais de tous âges l’occasion de revêtir leur kimono.

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Etonnante fusion entre l’Orient et l’Occident, un prêtre zen en discussion sur son portable, une serveuse s’inclinant à la porte de la tour Prada , des néons aux idéogrammes scintillants, un sanctuaire à côté d’un practice de golf sur le toit d’un grand magasin. Dans cette nation parmi les plus actives et les plus industrialisées au monde, femmes et hommes prennent encore le temps de brûler de l’encens pour honorer leurs morts et leurs dieux.

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  Du 14 au 25 mai 2008, La Libre Essentielle vous invite à découvrir les sites uniques d’un Japon riche en contrastes.

Partir au Japon, c’est changer d’espace et de temps, c’est accepter de bouleverser ses repères… Car même s’il a envoûté un nombre incalculable de voyageurs depuis Marco Polo, ce pays n’en demeure pas moins énigmatique. Entre futurisme et traditions « le Japon a la faculté de se transformer dans une stupéfiante continuité ». Voilà sans doute ce qui le rend si fascinant dans notre époque mondialisée.

C’est en mai, au moment où les cerisiers sont en fleurs, que nous vous convions à explorer ce Japon d’hier, d’aujourd’hui et de demain avec Tokyo la trépidante, Kyoto, ancienne capitale de la période Heian , Osaka, 3e grande cité du pays, Nikko, Kamakura ou encore l’île de Miyajima avec ses superbes sanctuaires... A Koyasan vous logerez dans un authentique monastère.

Un itinéraire varié pour une expérience inédite

PROGRAMME

Jour 1     14/5        Bruxelles   Paris / Tokyo

Jour 2     15/5        Tokyo

Jour 3     16/5        Tokyo – Nikko –Tokyo

Jour 4     17/5        Tokyo

Jour 5     18/5 Tokyo – Kamakura – Kyoto

 Jour 6     19/5  Kyoto

Jour 7     20/5        Kyoto

our 8     21/5        Kyoto  – Nara – Koyasan

Jour 9     22/5        Koyasan – Osaka – Hiroshima

Jour 10   23/5        Hiroshima – Miyajima – Hiroshima

Jour 11   24/5        Hiroshima – Himeji – Osaka

Jour 12   25/5        Osaka/Paris CDG – Bruxelles

Pour toute information  YC art et culture 

02/738 74 22

c.lapchin@ycare.be  

Consultez le site www.ycare.be   

 

 

 

21/08/2007

Barcelone, gothique avant-gardiste

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Barcelone, gothique avant-gardiste.

Des flèches de la cathédrale aux tours qui fleurissent et se projettent sur les rives de la Méditerranée, en survolant les grues de l’éternel chantier de la Sagrada Familia , Barcelone arbore fièrement ses architectures novatrices.

Descendre et remonter les Ramblas : la promenade des Barcelonais avant la tombée du soir. Sous les arbres et les lampadaires, les artistes de rue se succèdent, romains en toges, ballerines immobiles, satyres cornus et bondissants. Passée la Plaza Catalunya , s’ouvre la Barcelone des grandes avenues et ils se font plus rares.  Celui-ci a accroché des bandes de plastique blanc sur une grille de ventilation du métro. Il en en a fait des grandes boucles, avec des nœuds pour les tenir entre elles. Le souffle chaud sorti du sol gonfle cette fragile structure qui se balance et respire jusqu’à plus de six mètres au dessus de sa tête. Une voûte éphémère. Un appel du sol vers le ciel. Un tout petit rien, un cadeau de légèreté pour attirer les piécettes des passants curieux, et qui disparaîtra plus tard dans la nuit du Passeig de Gracia. A deux pas se trouve la casa Mila , d’Antonio Gaudi, appelée aussi la Pedrera, dont les combles voûtés, hérissées de cheminées délirantes, abritent une rétrospective des œuvres et des théories constructives du génial architecte catalan. Parmi les photos et les maquettes, des fils noués suspendent de petits sacs de sable, formant comme un collier en trois dimensions. Un grand miroir permet de visualiser la structure à l’envers, les fils semblent alors suspendus en l’air par des centaines de ballons pour former un réseau complexe de voûtes et d’arcs. C’est la représentation du principe de la chaînette, forme d’arc et de voûte adoptée par Gaudi parce qu’elle semble guider naturellement les charges vers le sol. Avec l’arc brisé, les maîtres de l’art gothique avaient approché sans l’atteindre, cette forme jugée parfaite et dictée par la matière. La fragile structure de vent de l’artiste du Passeig de Gracia se fait  ainsi l’écho d’aujourd’hui des rêves de Gaudi. C’est au temple de la Sagrada Familia que l’architecte a  tenté de matérialiser ses rêves de structures naturelles dans un style unique, mélange d’art nouveau et de gothique incandescent. Commencé en 1882 le chantier est loin d’être achevé. Le travail continue, au rythme des dons ; la nef est presqu’entièrement couverte et le porche d’entrée est sous échafaudage. Gaudi y est mort en 1926 au milieu de ses esquisses et maquettes, travaillant sans relâche dans la crypte à enrichir les détails de son œuvre en gestation: colonnes arborescentes, fusées de lave turgescentes brandissant des calvaires auréolés. Les œuvres de Gaudi sont toujours l’attraction majeure des visiteurs de Barcelone. Près des Ramblas, le palais Guell est en rénovation, mais l’on ne peut manquer la visite du parc construit pour le mécène sur les hauteurs de la ville, ni la façade de la casa Battlo , étrange comme une pouponnière de baleines. Les petites suivent la plus grande. La bouche ouverte en guise de véranda, elles tentent de sourire, des fémurs bloqués entre leurs dents. Ricanement des gargouilles de la cathédrale, ébahissement du poisson de métal que Frank Gheri à placé face à la mer, entre les tours jumelles du port olympique, Barcelone continue de défier le ciel, comme Christophe Colomb qui du sommet de sa colonne dominant le vieux port, tend le bras et semble guider la capitale catalane vers de nouveaux projets audacieux.

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 Les vieux quartiers se rénovent autour de projets contemporains emblématiques. Le marché de Santa Caterina s’est couvert de vagues multicolores à la lisière du Sant. De l’autre côté du quartier gothique, c’est le Raval qui est en pleine mutation. Des boutiques de créateurs s’installent aux alentours du MACBA, le musée d’art contemporain de Barcelone.

Le bâtiment, dessiné par l’architecte américain Richard Meier fêtera ses douze ans cette année. En façade, c’est un jeu savant de formes géométriques découpées et imbriquées de grands panneaux blancs qui contrastent avec une grande verrière barrée de pare-soleil. On le découvre au détour des ruelles fermant une place qui lui sert de parvis. Bien avant les grandes transformations de la ville pour les jeux olympiques de 1992, qui lui ont redonné l’accès à la mer, Barcelone avait affirmé son goût pour les architectures novatrices. La ville est fière d’avoir abrité le pavillon que l’architecte Mies Van der Rohe avait édifié pour l’exposition internationale de 1929. La pureté de ses formes, la justesse de ses proportions, le jeu parfait des matières dans la lumière, verre, travertin, onyx doré, marbre vert, l’audace de sa structure de métal chromé presque invisible, en font un des chefs d’œuvre de l’architecture du XXè siècle. La chaise « Barcelone » que Mies van de Rohe  avait créée spécialement pour ce pavillon est restée un des grands classiques du design contemporain. Le pavillon démonté en 1930 a été méticuleusement reconstruit il y a une vingtaine d’années à l’emplacement même qu’il occupait en 1929. De l’autre côté de la Plaça Espanya , les anciennes arènes de Barcelone sont en pleine rénovation. Vidées de leurs gradins, il ne reste aujourd’hui que la façade du tambour hissée sur une structure de béton et de métal que l’on devine derrière les barricades de couleur et les échafaudages. On y mettait à mort parait-il plus de 200 taureaux par an. Demain ce sera un centre récréatif et commercial de 110.000m2. le projet est dirigé par un collectif d’architectes dont Alonso Balanger et Richard Rogers. L’ouverture est prévue en 2008.

Jean Nouvel s’est-il inspiré des travaux de Gaudi pour dessiner la forme oblongue de sa tour Agbar ? Une double structure de verre et d’aluminium coloré aux nuances rouges et bleues forment l’ « obus » ou le « suppositoire » comme le surnomment certains Barcelonais qui n’ont pas encore tout à fait intégré cette tour de 142 m de hauteur qui rivalise dans leur paysage avec les flèches de la Sagrada Familia. «Ce n’est pas une tour», explique l’architecte, «mais une masse fluide qui a perforé la terre!».  Les Catalans ne sont pas au bout de leur étonnement : d’autres tours sont en projet à Barcelone. La tour spirale, dessinée par Zaha Hadid comme un empilement de plateaux rectangulaires imbriqués, devrait bientôt prendre sa place au centre du campus El Besos de l’Université Polytechnique de Catalogne.

 

Avant la fin de 2009, les tours Fira du japonais Toyo Ito, se répondront dans le ciel du quartier de l’Hospitalet del Llobregat. L’une d’elles s’ouvrira vers le ciel comme une fleur, reflétée par l’autre dont la façade cristalline révélera sa structure centrale conçue comme un double formel de la première. La tour diagonale 00 du siège de la compagnie téléphonique de Catalogne conçue par l’architecte Enric Massip-Bosch, avec 110m de hauteur et 24 étages, intégrera dans sa double peau  quantité d’innovations bioclimatiques ; cette tour blanche et organique accompagnera le grand triangle bleu du « Forum » des architectes suisses Herzog et de Meuron à la rencontre de la grande avenue diagonale qui traverse toute la ville et de la Méditerranée. Mais le projet le plus fou sera sans doute l’immeuble « Sagrera » conçu par Frank O. Gehri qui, avec ses 145m de hauteur et ses formes éclatées de métal et de verre, devrait faire partie des quatre plus hautes constructions de Barcelone.

 

Barcelone.

Carnet d’adresses :

Où dormir :

« Casa Camper » : dans le quartier Raval, un concept novateur en hôtellerie.

Elisabets, 11, tel : 933426280. www.casacamper.com

« Arts » : en bord de mer, un hôtel de luxe dans une tour qui domine le port olympique. Marina, 19-21. Tel : 93 221 10 00. www.harts.es

Restaurants :

 « La Gavina » ou « Cal Pinxo »: Deux restaurants méditerranéens, cuisine de poissons et crustacés en terrasse sur le vieux port ou sous les arcades du « Palau de Mar ».
Pla Pau Vila, 1. Tel : 93 221 05 95.

« Los Caracoles » : cuisine traditionnelle catalane dans un cadre typique des vieux quartiers. Incontournable et pittoresque.
Esculleders, 14. 93 302 31 85.

Où déguster des tapas :

Lonja de tapas : dans le quartier du port et tout près de santa maria del Mar, un petit resto spécialisé en tapas de poissons et fruits de mer.
Pla de Palau, 7. Tel : 93 268 72 58.

« Taxidermista » sur la Plaça Reial , cuisine du marché, tapas et bar à vin. Plus d’une centaine de vins espagnols à la carte.
Plaça Reial , 8. Tel : 93 412 45 36.


 

Barcelone.

Carnet d’adresses :

Où dormir :

« Casa Camper » : dans le quartier Raval, un concept novateur en hôtellerie.

Elisabets, 11, tel : 933426280. www.casacamper.com

« Arts » : en bord de mer, un hôtel de luxe dans une tour qui domine le port olympique. Marina, 19-21. Tel : 93 221 10 00. www.harts.es

Restaurants :

 « La Gavina » ou « Cal Pinxo »: Deux restaurants méditerranéens, cuisine de poissons et crustacés en terrasse sur le vieux port ou sous les arcades du « Palau de Mar ».
Pla Pau Vila, 1. Tel : 93 221 05 95.

« Los Caracoles » : cuisine traditionnelle catalane dans un cadre typique des vieux quartiers. Incontournable et pittoresque.
Esculleders, 14. 93 302 31 85.

Ou déguster des tapas :

Lonja de tapas : dans le quartier du port et tout près de santa maria del Mar, un petit resto spécialisé en tapas de poissons et fruits de mer.
Pla de Palau, 7. Tel : 93 268 72 58.

« Taxidermista » sur la Plaça Reial , cuisine du marché, tapas et bar à vin. Plus d’une centaine de vins espagnols à la carte.
Plaça Reial , 8. Tel : 93 412 45 36.

03/08/2007

Tanzapping




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Les neiges du Kilimandjaro, des plages de sable blanc, les plus belles réserves animalières au monde, une population accueillante et chaleureuse, c’est la Tanzanie. Voyage dans un pays où la nature est belle à couper le souffle : au bord du cratère du Ngorongoro, ou dans la plaine du Serengeti, où viennent migrer chaque année plus de deux millions de gnous, zèbres et antilopes.

Créée en 1964 par la fusion du Tanganyika et de Zanzibar, la Tanzanie, fière d’une histoire humaine qui remonte à près de 4 millions d’années, est un état relativement jeune. Avant l’époque coloniale qui vit l’Allemagne et l’Angleterre se disputer cette région d’Afrique, les seuls étrangers à fouler le sol du pays étaient les marchands swahilis de la côte de l’Océan Indien et les arabes de Zanzibar, qui ne considéraient cet immense territoire que comme un réservoir d’ivoire et d’esclaves. Aujourd’hui , les Hadzabe, derniers nomades chasseurs, et les Masai, comme les nombreuses tribus qui constituent la population tanzanienne, cohabitent pacifiquement avec la faune sauvage qu’ils considèrent comme leur second troupeau et n’ont recours à la chasse qu’en cas de disette extrême. Depuis quelques années, les organisateurs de safaris-chasse et de safaris-photos s’impliquent dans le développement des communautés locales. Les profits dégagés par le tourisme sont en partie réinjectés dans la construction d’écoles, le financement de bourses d’études, l’amélioration de l’accès aux soins et l’aménagement de points d’eau.

 
Samedi 3 mars

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Départ de Nairobi pour Arusha par la route. Savane d’arbres parasols et de termitières. Lechauffeur, Charles, se joue des nombreux nids de poule. On dépasse un marché masai très coloré : rouge, orange dans le vert de la vallée. Rondeurs verdoyantes, cultures de maïs ou de tournesol, villages de cases rondes ou rectangulaires, cultures de bananes et fleurs multicolores ponctuent la route. Des plantations de café témoignent du temps des colonies.

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A la limite entre le parc du Tarangire et le lac Manyara, le Marambi Tended Camp est un poste idéal pour explorer l’écosystème du parc et du lac. A quelques mètres du lodge, des zèbres broutent paisiblement. A la saison des pluies, les rives du lac attirent des oiseaux de toutes espèces et surtout les flamants roses. En se retirant, l’eau découvre une large plaine alluviale où de nombreux animaux viennent brouter les jeunes pousses et se baigner dans l’eau boueuse. Le soir, le lodge se remplit de nouveaux arrivants au point que des Masai viennent nous emprunter un lit à baldaquin. Curieuse vision de ce lit immaculé transporté par quatre Masai dans les hautes herbes.

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Dimanche 4 mars

Visite du parc Tarangire. Deux énormes baobabs en marquent l’entrée. Nous y croisons des phacochères, impalas, mangoustes, de nombreux éléphants et des girafes. « Comme les bananes, nous dit notre guide Ata, elles deviennent noires en vieillissant. » Des arbres à saucisses ponctuent le paysage. A l’origine zone de chasse, ce parc est considéré comme l’un des plus beaux refuges de vie sauvage du pays.

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Dans l’après-midi, nous prenons la direction du cratère de Ngorongoro. Vallées fertiles, terre rouge. Nous arrivons au Plantation Lodge tenu par Renata. Cette Allemande a eu un coup de cœur pour le film Out of Africa alors qu’elle était en Algérie. Elle a suivi en Tanzanie son mari qui y organise des safaris.

Lundi 5 mars

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Découverte du cratère de Ngorongoro. Né du même gigantesque soulèvement tectonique à l’origine de la Rift Valley , le Ngorongoro fut d’abord un volcan actif aussi grand que le Kilimandjaro. Il y a environ trois millions d’années, une explosion majeure couvrit le Serengeti de cendres et fit s’effondrer son cône. Le cratère culmine aujourd’hui à 2285 m d’altitude et renferme la plus grande caldeira volcanique encore entière de la planète, d’une surface de 260 km2 et d’un diamètre d’environ 18 km. Depuis qu’ils en ont expulsé les Mbulu et les Datoga il y a environ deux siècles, les Masai se considèrent comme les propriétaires des lieux. Venus du Nord, les Masai sont arrivés dans le Serengeti puis se sont installés dans le Ngorongoro. Il y a une cinquantaine d’années, un accord est signé avec les Masai. Il leur permet de continuer à venir y faire paître leur bétail et de recevoir une part des profits dégagés par le tourisme. En échange, ils s’engagent à ne plus habiter le cratère. Le Ngorongoro a été inscrit sur la liste du  Patrimoine Mondial de l’Humanité en 1978. On descend par une piste pour en sortir par une autre. Plus de 30 000 animaux  peuplent le fond du cratère. Clos, plat et donc facile à protéger des braconniers, il est devenu un sanctuaire pour des espèces protégées comme le rhinocéros noir ou le guépard, parmi les centaines de gazelles, buffles, cobes à croissant, damalisques, bubales de coke, gazelles de Grant et de Thomson, zèbres en troupeaux, cigognes noires, lions... Au sud-est, les eaux alcalines peu profondes du lac Magadi accueillent des hippopotames ainsi que de nombreux flamands roses.



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Départ du Ngorongoro vers le camp d’Olduvai, du nom du sisal sauvage qui pousse abondamment aux alentours (Oldupai en langue Maa). Ce camp « à l’anglaise », composé de 16 tentes, permet de goûter la magie des nuits africaines. On peut y contempler le ciel étoilé sur une plate-forme au sommet du rocher qui domine le camp. Il faut découvrir les gorges d’Olduvai en fin d’après-midi lorsque le soleil redonne toutes ses couleurs aux différentes strates des rochers le long des sentiers Masai. Deux séries d’empreintes de pas marquées dans la boue pétrifiée furent découvertes par Mary Laekey en 1976 attestant la présence de l’homme dans ces contrées il y a plus de trois millions d’années.

Mardi 6 mars

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La route du Serengeti ondule doucement à travers prairies et forêts d’acacias. Là, paissent tranquillement, mêlées aux troupeaux des Masai, girafes et antilopes. Au fil des kilomètres, le paysage évolue vers une immense savane d’herbes hautes parsemée de buttes granitiques qui servent de refuges aux félins. Nous entrons dans le Serengeti National Park, la réserve animalière la plus célèbre de la planète. Promu au rang de véritable légende dès sa création grâce au livre du Pr Bernhard Grzimek, The Serengeti Shall Not Die, qui raconte son combat pour que la région soit classée parc national (ce qui fut fait en 1951). Directeur du Zoo de Frankfurt, d’origine polonaise, grand amoureux et connaisseur de la vie sauvage, Bernhard Grzimek avait créé avec son fils Michael, la Farnkfort Zoological Society. Le fils est mort au pied du Ngorongoro dans un tragique accident d’avion au cours d’un tournage. Aujourd’hui, le père et le fils sont les seuls étrangers à être enterrés au bord du cratère.
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Le parc du Sergenti couvre 14 763 km2, mais l’écosystème du Serengeti est en lui-même beaucoup plus vaste : il s’étend sur le Masai Mara au Kenya et la Ngorongoro Conservation Area, totalisant une superficie de 25 000 km2 sur laquelle les animaux peuvent aller et venir en toute liberté. Les plaines herbeuses dont le parc tire son nom – siringit est un mot masai signifiant  « plaine sans fin » – ne représentent qu’un tiers environ de l’ensemble, mais c’est bien à elles et au rôle qu’elles jouent dans la migration annuelle de quelque deux millions d’animaux qu’il doit sa notoriété. Mus par un instinct ancestral, ils migrent en synchronisation avec les pluies. Une colonne de gnous de plus de 40 km de long progresse lentement à travers la plaine à deux ou trois de front, soit environ 1,5 million en tout auxquels on peut ajouter quelque 300 000 zèbres, autant de gazelles de Grant, tous en marche vers les prairies d’herbe verte. Les lions et les hyènes rôdent aux abords de la colonne à l’affût d’animaux fatigués ou blessés. L’odorat très sensible des gnous, la vision acérée des zèbres et l’ouïe affûtée des gazelles créent un formidable système d’alerte et l’effet de masse permet au plus grand nombre de survivre. Lent déplacement sur un trajet d’environ 3000 km, la migration démarre en mai lorsque l’herbe commence à se faire rare dans les plaines du sud et que les troupeaux commencent à remonter lentement vers le nord. La colonne atteint le Masai Mara au Kenya fin juin et y demeure jusqu’en septembre où elle amorce sa descente vers le sud.

Mercredi 7 mars

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Un peu avant la sortie du parc du Serengeti, au bord de la piste, deux lions en lune de miel reposent paisiblement dans l’herbe, insensibles aux 4x4 qui s’agglutinent autour d’eux. Selon notre guide Ata, ils vont faire l’amour toutes les 20 minutes pendant 6 à 7 jours. En fin d’après-midi, nous arrivons au lodge E. Unoto, près du lac Manyara, composé de 42 très belles suites. Le lodge est le fruit d’un projet texan/masai lancé il y a 9 ans. Les profits du lodge ont permis non seulement de faire vivre le personnel masai mais de construire un dispensaire et une école et de fournir de l’eau potable aux villages environnants. 58 Masai y travaillent avec un salaire de 50 à 60 dollars par mois. Le soir, nous assistons à une danse traditionnelle masai. Difficile d’imaginer, comme le rappelle Ata, que les Masai ne se nourrissent encore que de racines, de viande, de lait cru et de sang.

Jeudi 8 mars

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 Arusha, plaque tournante de la florissante industrie du safari, est surnommée la Genève d’Afrique depuis que le tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) s’y est établi en 1994. Nous y rencontrons Thierry, caméraman belge installé à Arusha depuis 6 ans. Avec son équipe audiovisuelle tanzanienne qu’il a formée, il filme les procès et produit des documentaires. Pour le moment il s’agit surtout de réaliser des résumés de presque 60 000 heures de vidéos. Thierry travaille avec des gens compétents et engagés, mais qui, il le sait, auront du mal à trouver du travail à la fin des procès, prévue en 2008. Le tribunal emploie plus de 800 expatriés. Environ trente Belges travaillent pour le TPIR. Tribunal multiculturel : un juge malgache, un Tanzanien et une ghanéenne participent au procès du jour. Le témoin est caché par crainte des représailles. Les accusés sont défendus par des avocats des Nations Unies.  Nous assistons à une audience du procès de Pauline Yaramasuhuke, ministre rwandaise de la condition féminine et de la famille, passionaria du régime en place qui, dans son agenda, notait en parallèle à sa liste de course sa liste de morts tutsi. Pierre Briand dirige l’agence de presse Hirondelle qui couvre depuis 1996 toute l’actualité judiciaire à propos du génocide rwandais et notamment les travaux du TPIR à Arusha. Pierre a travaillé en agence de presse pendant 10 ans pour l’AFP. Le problème crucial pour lui, c’est que ce qui se passe à Arusha n’intéresse personne, à peine les medias africains et encore moins les autres.

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La route quitte Arusha vers le Kilimandjaro. Après les banlieues colorées et poussiéreuses, la savane. Et toujours la même image : des colonnes de personnes qui marchent le long des routes se rendant aux marchés quotidiens.

Reportage réalisé par Christiane Thiry et Quentin Wilbaux

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La Libre Essentielle, vous invite à partir à la découverte de cette autre Afrique belle et authentique, du 4 au 12 février 2008 au moment privilégié de la naissance des « gnous ». Une découverte complète du Nord tanzanien et de ses paysages grandioses : le lac Tarangire, les plaines du Serengeti, le cratère Ngorongoro, le lac Manyara,  paradis des oiseaux migrateurs. Un parfait équilibre entre une observation animalière et une agréable détente au cœur de grands espaces. A l’écart du tourisme de masse, vous logerez dans des lodges ou camps de charme choisis avec soin, où l’environnement naturel, la décoration raffinée, le service personnalisé vous séduiront. Possibilité d’extension exotique à Zanzibar : l’île aux épices et perle de l’océan indien.

Programme

Jour 1       4/02     Envol vers Amsterdam et Arusha avec la compagnie régulière KLM.  

Jour 2       5/02     Arusha – Tarangire

Jour 3       6/02     Tarangire – Manyara

Jour 4      7/02      Cratère Ngorongoro – Olduvai           

Jour 5      8/02      Olduvai

Jour 6       9/02     Olduvai – Serengeti

Jour 7      10/02     Serengeti – la piste des Kopjes – Eunoto

Jour 8      11/02    Eunoto – Arusha /Amsterdam

Jour 9      12/02    Amsterdam – Bruxelles  

Réservez dès aujourd’hui et soyez les quelques privilégiés qui participeront à ce voyage inédit.

Pour toute information : YC art et culture, tél. 02 738 74 22

e-mail c.lapchin@ycare.be, site www.ycare.be